Akitsa
Album • 2023
Ma vie est un sentier de chair Se putréfiant à mesure que je l'explore Toujours avec l'état d'esprit criminelle Proscrit de la collectivité Sans ressource autre que les miennes Sans ressource autre que le mépris de vôtres Sans rancune j'avance, j'arrose De malignité la moralité morose Valeurs des affranchis perdues Assouvissement des libertaires Fin des impropres barèmes Avènement d'une nouvelle éthique
Submitted by Immortal — Apr 26, 2025
Je suis les lames de l'enfer Celles qui coupent la vitesse du vent J'aimerais briser cette cadence Et retrouver celle d'antan Le rythme dont je ne me lassais pas Celui qui nous laissait apprécier le temps Ô raison, je t'en prie abandonne-moi! Je veux vivre tel un animal sauvage M'éloigner du rivage Saisir mes proies avec mes pattes Les tuer avec mon bec Achever mes victimes D'une morsure à la nuque Ô raison, je t'en prie abandonne-moi!
Submitted by NecroLord — Apr 26, 2025
La vie, l'éternité, où dans le chemin rude Courbé sous le fardeau des secondes multipliées Mon esprit s'efface, et, pris de lassitude Se retourne pensif vers les temps oubliés La création a fatigué mon attente inféconde Désabusé du Dieu qui ne doit point venir Je sens renaître en moi la jeunesse d'un monde J'écoute ta voix, ô damné souvenir! Les astres que j'aimais, d'un rayon machiavélique Argentent dans la nuit les bois mystérieux Et montagnes et la vallée antique Où sous les noirs chênes dormaient ses premiers Dieux. Je vois la terre éternelle et les verdeurs sauvages Flotter comme un encens sur les fleuves sacrés, Et les gris océans, chantant sur leurs rivages, Vers l'ambitieux profane immesuré De la hauteur des monts, berceaux des races pures Au murmure des flots, au bruit des dômes verts J'écoute grandir, vierge encore de souillures, L'impure humanité sur le jeune univers.
Submitted by Pestilence — Apr 26, 2025
Je suis la bête sauvage des souterrains Le fanatique des caveaux poussiéreux Je sais donner la haine, donner la fougue Propager avec ardeur le mépris, l'horreur Le monde secret que j'ai connu est disparu Et jamais il ne reviendra Enfoui profondément sous des amas De futilités superficielles et saugrenues Je ne sais pas donner la joie, le bonheur Mais bien l'insistance de l'arrogance Le chevalier de la nécrose pesticide Le roi des supplices invincibles Le monde secret que j'ai connu est disparu Et jamais il ne reviendra Enfoui profondément sous des amas De futilités superficielles et saugrenues Je suis de la race du diable Mes racines profondes ne gèlent point Ma dépouille gisant au seuil de l'anticonformisme Là où les chutes vomissaient les arbres Le monde secret que j'ai connu est disparu Et jamais il ne reviendra Enfoui profondément sous des amas De futilités superficielles et saugrenues
Submitted by Cyberwaste — Apr 26, 2025
Je crois les yeux du démon à la vu du miroir Un aigle conquérant perché sur une cime élevée Avec les ailes brisées tel un pigeon gisant sur un trottoir Atomisé par les énarques embrouillés Ma réalité n'existe pas, je la bâtie Pour se faire, celle des autres j'ai dû fuir Acquiescent les offrandes maudites Persistant sur ma voie ô si chérie! Jamais je ne crie au loup Avec persévérance j'encaisse les coups Je garde le cap sur la destination Sur un parcours en constante mutation Jamais je ne verrouille les serrures Quand la rage cogne à la porte Celle-ci s'ouvre pour accueillir La magistrale furie en ses antres Les clés de mon destin en main Prêt à sacrifier tous les lendemains Pour naviguer vers les rives bucoliques Où le bien et le mal sont ludiques
Submitted by NecroGod — Apr 26, 2025
Soupirs majestueux des fluides apaisés Susurrez plus profonds en nos cœurs soucieux Répandez, ô forêts, vos urnes rosées Ruisselle en moi, silence étincelant des cieux Consolez-moi enfin des croyances vaines Les sentiers infructueux ont blessé mes pieds nus Du sommet de grands caps, loin des rumeurs humaines Ô vents! Emporte-moi vers les démons inconnus Mais rien ne répond dans l'immense étendue Que le stérile écho de l'éternel désir Adieu, déserts, où l'âme ouvre une aile éperdue Adieu, songe sublime, impossible à saisir Et, divine mort, où tout rentre et s'efface Accueille ton enfant dans ton sein étoilé Affranchis-moi du temps, du nombre et de l'espace Et rends-moi le repos que la vie a troublé
Submitted by SerpentEve — Apr 26, 2025
← Go back to Akitsa