Suprême silence
Le vent me pousse au loin Ranime ma flamme enfin Me conduit éperdu Vers des terres inconnues Loin des rivages froids Des cœurs brûlés sans voix Je pars sans être vu Vers des terres inconnues Las du sang et du fer Des sacrifices, des guerres J'emporte tout mon dû Vers des terres inconnues J'oublie tous ces maux glabres Griffonnés sur le marbre Fuis ces pages incongrues Vers des terres inconnues Plus rien n'est derrière moi Je m'échappe sans foi Sans avoir été cru Vers des terres inconnues Alors je me souviens Pourquoi partir si loin Défait, le cœur battu Vers des terres inconnues Je me souviens... Que c'est à l'ombre des salses Que tous les vautours valsent Ce sont leurs cendres noires Qui ont drapé l'espoir Que le sable et la brume Ont remplacé les toits Que la boue et l'écume Ont inondé le bois Que les sources des vallées Se sont un matin Et que chaque soir en vain Espérait y goûter Que les monts ne brillaient Que d'un gel sans éclat Que la lune s'éclipsait Au-delà de mes pas Alors Si malgré tout si loin Le passé me rejoint Je veux mourir perdu Dans ces terres inconnues
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
De cette souffrance Naîtra bientôt la puissance Qui me portera Auprès des dieux J'élèverai une armée de morts Et jusqu'aux astres mon front orgueilleux Oh! jusqu'aux astres mon front orgueilleux Dans ces forêts, je sens L'esprit de nos fières montagnes Qui vivra, oh, éternellement Dans les hauteurs, mon âme La tristesse s'empare de moi Drapée dans un voile de nuit isoléе Que souffle le vеnt une dernière fois Que rugisse la tempête de l'hiver éternel Que brillent au loin les dernières flammes Embrasant mon âme à jamais purifiée
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
C'est là Que tous les récits se fondent Au crépuscule de ce monde Avant que ne fonde le sol Et que la neige ne s'envole L'aube est devenue bien sombre Et les champs ne poussent plus Les plaines se noient dans l'ombre Que le ciel n'éclaire plus Les monts blancs nus et grinçants Bruissent de chaquе assaut du vent L'herbe sе noie dans eaux chues Qu'ils ne nourrissent pourtant plus C'est le règne des vautours Par les aigles chassés jadis La fuite d'un printemps sourd Au bonheur de toutes prémices L'humanité succombe là Perdue dans une gloire qui fuit Mais dans les vasques de l'ennui Elle lève la tête et y croit Sur ces terres qui se meurent Dans l'amertume du vice Les pères rêvent d'un monde meilleur Comme à l'époque de leurs fils Ils songent à un avenir Dessiné à bout de bras Où le temps ne dure pas L'éternité d'un soupir Fredonnent un hymne joyeux Pour les vieillards silencieux Qui résonne couvrant l'écho De chaque loup ou corbeau Ils se rappellent ce dessein À présent sûrement lointain D'une étoile dans la nuit Brillant telle une prophétie Un futur sans brume ni pluie Qui prendrait à chaque pas Toutes les couleurs de la vie Et non celle du trépas Alors... Sur ces terres qui se meurent Bien que l'espoir soit factice Les pères rêvent du monde meilleur Qu'autrefois contaient leurs fils
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
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Fureur, guide mes pas vers les sommets Au cœur de l'hiver, vers les neiges éternelles Donne-moi la force de m'élever Au sommet du monde je parviendrai Brûlant jusqu'aux tréfonds de mon âme Les dernières idoles d'un monde mort Incandescent d'un feu immortel J'atteindrai la Pureté Que les sombres forêts s'éclairent Illuminant la naissance dе l'Homme Roi Que s'étendеnt les glaciers éternels Contreforts d'une éternelle puissance J'atteindrai la Pureté
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
Dans les cendres du temps soudain apparaît Par une aurore si blanche au ciel embrumé L'ombre de la licorne, animal sacré Aux larmes glacées Les montagnes brumeuses aux pics déchirés Protègent son sanctuaire inviolé Par le givre éternellement dissimulée Reine oubliée
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026