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L’ombre s’épaissit sur l’indicible espoir D’une âme perdue, fourvoyée Sans ardeur, ni pouvoir La sentence enchaine Sans peine et sans bruit Ton âme perdue, sédatée Cernée par les cris La desillusion monte et monte Au sommet de ta terre immergée Les lignes brulantes transpercent Ta coque de chair et d’acier Les rayons appuient et pèsent Sur le haut de ta tête immergée Les Naïades blanches enlacent Ton torse transi, paralysé Demain ils auront des mots Pour définir ta délivrance Et toi monstre céleste Rira de leur ignorance
Submitted by NecroGod — Jun 09, 2026
Les doigts enfouis sous terre, le geste machinal Les yeux vidés de sens, il creuse sans relâche Serein, déterminé à dénouer le conte Que depuis tout petit, les bouches lui rabâchent La distance se fait courte de ses ongles à son but Bientôt libéré de la haine et des doutes relâchés, déversés au fond de la tranchée mais comment résister quand les vents tournent et changent L’homme suit comme chacun la piste des forces vives Qui poussent toutes les âmes vers leurs sombres destins Le sort s’abat alors comme une grêle soudaine Forgeant mille impacts sur sa peau tiraillée Le voilà submergé, englouti par l’orage Les vaisseaux sont noyés il n’est plus en état Son coeur contracté, sec, a cessé de creuser Le souffle humide d’Eole n’attendait que ça L’attrape et le bouscule, lui, le vieux tronc inerte tombant sans retenue au fond de sa fosse L’immanquable retour d’un corps de plus a la terre Guidé par l’oeuvre de ses mains fatiguées, trouvera enfin le repos
Submitted by NecroGod — Jun 09, 2026
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Abritées et nourries depuis l’aube Les infimes parties de vie Volent et rampent à travers tes chairs Bâtissant chaque jour ta stèle morbide Elles attendent sagement le moment Où chacune d’elle pourra retrouver l’origine D’un monde qui ne leur appartient plus Elles sauront faire passer le nouvelle Atteindrе peu à peu chacun de tеs organes Encercler, contrôler, terrasser Faite tomber ce géant qui ne les entend pas A chaque feuille tombante Une nuit de plus avancera Vers ta fin La peau crispée, les fluides gelés Ta chute sourde se fera lentement Les souffles brûlant viendront recouvrir ta carcasse Balayant sans peine ton passage Car infime est le géant qui croit en sa grandeur Mais n’est qu’un soupçon de gangrène en suspend Attendant d’être englouti sous sa propre matière Recouvert, dévoré, il nourrit l’infini
Submitted by NecroGod — Jun 09, 2026
Quand vient le désastre Quand vient le fardeau Soignant son approche Tapis sous les flots Le rite reprend Les pores se fendent Pour mieux accueillir La douce hécatombe A mort les lueurs A mort la raison A mort le silence de l’instinct renié A mort les reflets A mort la conscience A mort le déni Des astres souverains Le corps fait le lien L’être s’accompli Enfin libre des matières et des théories Entièrement dédié Aux terres, aux embruns Et à la mémoire des forces primaires Et le tout s’exprime A travers les airs A travers les corps des sombres atomes Envahissant le sol, le ciel et les vies Faisant table rase de chacun de nous Jusqu’au souffle froid d’une ère nouvelle
Submitted by NecroGod — Jun 09, 2026
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Les pas d'une nuit d'ivresse chantent et se répètent Puis s’éloignent, égoïstes, hors de nos perceptions. Les corps étendus, là, gorgés d’artifices Lassés de ne plus rien ni servir ni connaître Que la moiteur servile d'une histoire nocturne, l'esquisse maladroite d'une liberté tronquée Comme la jeunesse d'un cycle déjà vouée à l’échec Mais la vapeur s'échappе et se moque dеs pavés, elle n'a ni craintes ni doutes ni rêves ni pitié Seule et sans effort elle tournoie et s’envole s'élevant au dessus des nouveaux tourmentés Sans détour les bons mots cesseront leur spectacle, l'illusion démasquée rentrera dans son antre Et le jour pointera son doigt sur la ruelle Refermant le tombeau du renouveau défunt
Submitted by NecroGod — Jun 09, 2026
Les vallées d’ocre et d’épines l’air brulant qui les recouvre Un décor de fin du monde sonnant pourtant ton retour Celui d’un être anéanti vidé de sa chaleur Celui d’un homme abattu par son propre arsenal Nature et Artifices se mêlent, s’entraident bâtissent en toi l’énergie salvatrice Inspirée Expirée elle saisit tout en toi présent, réanimé tu es maintenant debout Enlacé dans le parfum des pluiеs Jusqu’à toucher l’éclat d’un printemps oublié
Submitted by NecroGod — Jun 09, 2026