Aux heures désespérées
La mémoire insolente, m’échappe et m’abandonne Le temps indifférent n’excuse ni ne pardonne Tant d’hivers depuis l’avènement du roi des vers Depuis l’atroce bataille qui restera gravée dans la pierre Il s’agit, mes amis, d’une journée maculée de sang Sous un soleil fragile, un horrible printemps Approchez-donc, que je vous raconte un peu La courageuse riposte, un échec merveilleux DE L’HOMME, À L’INSULTE, LA RIPOSTE ! DE L’HOMME, À L’INSULTE, LA RIPOSTE Ai-je besoin de vous rappeler, est-ce vraiment nécessaire ? L’ultime festivité, la réponse de l’adversaire ? Une silhouette qui s’approche, du renégat à terre Le cœur le lui embroche, et ainsi le fait taire Je le vois dans vos yeux, oui, vous vous souvenez De l’histoire du naufrage, de la belle calamité Nous chanterons encore, peut-être même demain L’histoire de l’ascension de notre atroce souverain DE L’HOMME, À L’INSULTE, LA RIPOSTE ! DE L’HOMME, À L’INSULTE, LA RIPOSTE ! Consigné dans l’histoire, l’avertissement est amer La conclusion brutale, sanglante et exemplaire Abandonnez l’espoir, souffrez du triste sort L’homme peut-il vraiment ainsi se battre contre la mort ? DE L’HOMME, À L’INSULTE, LA RIPOSTE ! DE L’HOMME, À L’INSULTE, LA RIPOSTE !
Submitted by Nargaroth — Jun 04, 2026
Un ciel de blanc et de gris Couvert pour nous, outré, en vaine cérémonie ? Comme ces nuits de pluie, quand les pierres nous bercent ? Attend-il aussi que le soleil le transperce ? Que les cieux me soient témoins J’ai entendu le chant des braves Les mélodies résonnent au loin Abandonnées à la bataille Et que les cieux me soient témoins J’ai entendu le chant des braves Nous chanterons ce refrain Nous chanterons Pourra-t-on conter un jour Le courage et la bravoure La chair contre l’acier Le sang, les mutilés Les Montagnes Noires, marquées au fusain Obligent l’artiste à la retenue L’oraison soufflée par la gorge tendue Quelques chaudes larmes sur le parchemin Ainsi court la plume sur l’histoire chantée Les portées griffées par les pointes de lances Entonnées sans doute par des cœurs serrés Et les morts qui dansent, et les morts qui dansent C’est en ce jour funeste, alors, que l’histoire fut gravée Abandonnée sur le cuir, ou même, quelque papier Pardonnez-moi de ne pas vous réciter ses tristes vers Devant le chant des braves mon pauvre cœur se serre Que les cieux me soient témoins J’ai entendu le chant des braves Les mélodies résonnent au loin Abandonnées à la bataille Et que les cieux me soient témoins J’ai entendu le chant des braves Nous chanterons ce refrain Nous chanterons
Submitted by Nargaroth — Jun 04, 2026
Approche, fils, et pose les yeux encore trop immatures Sur l'évidence intransigeante, la paix a fière allure Nos frères et sœurs, au sang hardi, sur la plaine allongés Tachés, ternis par l’injustice, mon fils, mon excusé Comprends-tu ma chair, mon sang, pourquoi sommes-nous ici ? Sous un ciel inquisiteur qui lentement s’assombrit Une vie entière dilapidée, vouée à la bataille Trouve ici son sombre terme, un regret triomphal Parmi les lances et les épées, les impossibles promesses Avons laissé parler tout haut, l'instinct qui nous est cher Et devant toi, mon excusé, sans honte je me confesse Pars, mon fils, épargne-toi cette infâme misère Comprends-tu ma chair, mon sang, pourquoi sommes-nous ici ? Juchés sous le firmament, comptant nos abattis Ne vois mon fils dans l’abandon aucune indignité Aucun orgueil ne vaut vraiment le prix du sang versé Parmi les lances et les épées Les impossibles promesses Avons laissé parler tout haut, l'instinct qui nous est cher Et devant toi, mon excusé, sans honte je me repens Ne te retourne pas, et cours comme le vent
Submitted by Nargaroth — Jun 04, 2026
Venez à moi, pauvres de vous Abreuvez mes champs de vos chairs Écorchés vifs, à genou Chassés, pauvres hères Quelque chose de sain dans le massacre Emplit l’air, vide les artères La fumée des corps brûlés, acre Émane de vos chiens six pieds sous terre Ah! quelle horreur Votre triste comédie prête à rire Ah! quel bonheur Voyez-les périr, voyez-lеs périr Le champion Il lui manque un détail, une mеntion Voici donc sa tête, posée à terre L’on dit que sans elle, on ne fomente plus guerre Mon nom choisi par les étoiles Leur obéit en point final Leur appétit, si viscéral Mourrez ici en mon Carneval Abandonnez-vous à moi Passez donc de vie à trépas Lâchez vos épées, vos pavois Dans le Roi des Vers, votre foi Ah! quelle horreur Votre triste comédie prête à rire Ah! quel bonheur Corps désarticulés, destinés à pourrir Mon nom choisi par les étoiles Leur obéit en point final Dévorerez, en cannibales Tous invités à mon Carneval
Submitted by Nargaroth — Jun 04, 2026
La terre est meuble, le ciel est terne Les arbres sourient aux chants funèbres A-t-on déjà vu, des insectes marcher seuls En masse d’appendices, s’agitent sous les linceuls Ils serpentent et se meuvent, en glissantes métaphores S’abreuvent, se nourrissent, arrachent sans effort Voyez-vous ça, esquissée dans la pierre La cymbalaire moqueuse, se joue des cimeterres Ah, qu’est-il arrivé, aux belles exhortations Mortes, passés, ces rêves qui attendront NON ! Nous aurions dû mourir NON ! Nous faire ensevelir NON ! Ils se voient conquérir NON ! Une faim à assouvir La terre est froide Les larmes séchées Les insectes en parade Ceux qui ont triomphé Ils serpentent et se meuvent, en glissantes métaphores S’abreuvent et se nourrissent, se jouant du triste sort Ne marchent jamais seuls, de peur d’être écrasés Ils se nourrissent encore, de nos corps dépouillés
Submitted by Nargaroth — Jun 04, 2026
Elles se cachent en mon cœur, me dévorant de doute De leurs affreux murmures, qui me parlent et m'envoutent Prostré devant l’horreur, dévisagé par la mort J'entends que sonne l'heure, la dernière avant l’aurore Et je dirai adieu, au ciel, la terre Et je dirai adieu, au soleil, la mer À ceux qui m'ont étreint, à ceux que j'ai aimé À ces choses que je laisse, abandonne sans regrets Adieu Adieu Adieu Adieu Adieu à mes mots qui s'envolent en mon soupir Accrochés à un souffle, comme une lettre à parvenir Ah! quel silence Sous ces montagnes noires, propices à l'innocence Ah! quel supplice Je ne sens plus le froid, ai échappé ma lance En certain maladroit, de toute vraisemblance Et je dirai adieu, au ciel, la terre Et je dirai adieu, au soleil, la mer À ceux que j'ai haï, qui m'ont pardonné À ces moments perdus, aux heures désespérées Adieu Adieu Adieu Adieu Et je dirai adieu, au ciel, la terre Et je dirai adieu, au soleil, la mer À ceux que j'ai haï, qui m’ont pardonné À ces moments perdus, aux heures désespérées Adieu Adieu Adieu Adieu
Submitted by Nargaroth — Jun 04, 2026
Défaites, passées en glorieux héritage ? De scintillants regrets en témoins des ouvrages ? Le répugnant visage de vos belles velléités L’orgueil, le péché Ah, ma chère maman Où s’en est-il allé, aux vers complaisamment ? Ah, un si grand héros De son amour vainqueur, nous reste que les os Le sang, appelle les hommes, la guerre Pourquoi, sincère, des vies en mille éclats ? Soudain, échoit un sort ainsi brutal Du jour, témoins, où tomberont les étoiles Non ! Nous n’avons pas baissé les bras Non ! Vos belles batailles abandonnées Non ! Nous n’allons pas baisser les bras Non ! Que crois-tu voir en moi ? Tes reflets de sénescence ? Un brave tout comme toi ? Écorché par la souffrance ? Ensevelie sous les cendres Une rage incandescente Embrasera les ronces Des rêves qui vous manquent Deviendrons-nous aussi des braves ? Un vieil amour dans la carcasse Cette injustice qui vous aggrave Des ambitions qui vous agacent Nous veillerons à nos brasiers Aux cendres que vous avez cédées À ces batailles abandonnées
Submitted by Nargaroth — Jun 04, 2026
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