Le Démoniaque
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La nuit commence à tomber L'heure de sortir prendre un peu l'air J'vais m'égorger quelques trainées Commencer tranquillement la soirée Viens par ici j'ai beaucoup d'oseille Approche encore un peu voir Que je te paye J'lui plante quelques coups dans le lard Et des cris, tout le boulevard Je m'en farcis une, sans sa perruque À cause des cris, un mec me reluque Il reste là, sans broncher L'regard vitreux, il est torché Il vient du bar, j'y vais m'en jeter une Et quand un géant tout crasseux Fin comme une branche me tire les ch'veux Gras comme son porc de pote arsouille Ça recommence les vieilles embrouilles J'lui pète les jambes J'lui pète les jambes J'lui pète les jambes et vice versa Aiiiiie "Calme toi, je suis roi Des catacombes là tout en bas " Il se marre, j'en remets une couche "Je viens tout droit des enfers " Il m'en paye une, j'lui en remets deux C'est mon nouveau, camarade de jeux Et j'lui casse les couilles J'lui casse les couilles J'lui casse les couilles Et vice-versa Ooouuuuiiie Fini de jouer, il se fait tard Je le fini, c'est pas beau à voir La nuit se meurt, comme mes sacoches Bientôt sonneront les sept coups de cloches Avant le matin, dans la fosse à purin Après lui avoir fait les poches
Submitted by NecroGod — Jun 06, 2026
En plein milieu de la nuit J'reprends tant bien que mal mes esprits Je me suis encore fourré dans un taudis Mais celui-là m'a l'air bien garni Je choisi celle-ci, la moins mal-en-point Je vais la saccager, coller mon groin dans son foin Dans l'escalier la v'là qui boite Une bonne fessée elle me dit "vires tes pattes " Du caractère la fille de joie Elle fera moins la maline quand elle verra ma praline La chambre est glauque, j'en ai la nausée Puis ça pue la clope oh Je vais gerber Couche-toi là avant que tu m'irrites J'vais pas m'éterniser faut que je fasse ça vite Je la retourne et j'y vais franchement Peu importe dans lequel, on le saura très vite On croirait qu'elle se tape tout un régiment Tellement qu'elle hurle J'ai dû lui déglinguer l'urne Elle crie à l'aide et ça rapplique Oh Toi ta tête va devenir oblique Collée sur le rebord de fenêtre que je ferme Et j'la ferme Et j'la ferme Puis elle est toute abstraite Les autres se pointent, elles sont déchainées Leur copine, elle est toute bousillée Je lui ai refait la façade pourtant elle en avait besoin Mais pas de merci, elles veulent juste me buter En fonçant dans le tas, elles n'y peuvent rien Des poids-plumes, face à mon enclume En traversant, j'en récupère une Jusqu'à la rambarde pour la jeter dans le vide En arrivant en bas, au passage je la finis Un bon gros coup de savate bien senti Le calme plat, plus aucun cri J'ouvre la porte puis je file d'ici
Submitted by NecroGod — Jun 06, 2026
Plongé dans le noir, dans ces couloirs Mortuaires et pour seule lumière Un chandelier Au fond des bruits qui résonnent Il y a quelque chose je frissonne J'entends des rires, un courant d'air Je les sens venir, descendre en enfer Un silence et puis des cris Maintenant c'est moi qui ris Ils voulaient connaître la peur Ils vont l'avoir, la vraie, l'horreur Dans les ténèbres, prisonniers de mes griffes Jusqu'à leur mort ils seront mes sous-fifres Dans ma tanière, des brebis égarées Je vais leur en faire baver Un silence et puis des cris Désormais c'est moi qui ris Ils venaient chercher la peur Ils vont l'avoir, la vraie l'horreur Piégés en ses lieux, inutile de prier dieu Les deux pieds dans la tombe, ils ne partiront plus d'ici L'étau se resserre de plus en plus fort Je leur réserve un affreux sort Ils ont violé mon antre, je vais m'occuper du sien Lui est attaché, il ne fera rien Embrasse ta grosse, avant que je l'engrosse Il est choqué le gosse et moi je me gausse Une vive douleur, mon sang qui coule Il a osé T'aurais pas dû ma poule J'vais la trancher après t'avoir brisé Et dans leur agonie, moi je me finis
Submitted by NecroGod — Jun 06, 2026
Une poignée d'hommes que j'ai croisé Portant l'odeur des aristos En ces lieux sombres, se sont égarés Ils semblent tous avoir eu, un gros coup de chaud Raides et pâles, un dernier râle Le cigare à l'air, tel des statues de marbre Le pantalon aux chevilles Sûrement pas là pour jouer aux billes Un coup vite fait se sont-ils dit Pas l'temps de finir qu'ils ont péri Raident et pâlent, un dernier râle Le cigare à l'air, tel des statues de marbre Sur leur visage à jamais Resteront gravés leur derniers souffles Une grimace d'un imminent, fort plaisir intense Et pourtant dans leurs yeux, ils sont noyés dans l'effroi Un méfait des plus saisissant de celle qui sévit Telle une gorgonne Tout comme moi, possédée Leur suce la vie à ces pauvres hommes Pétrifiés de l'avoir rencontrée Qui s'attendaient juste à croquer la pomme Raides et pâles, un dernier râle Le cigare à l'air, tel des statues de marbre Sur leur visage à jamais Resteront gravés leur derniers souffles Une grimace d'un imminent, fort plaisir intense Une certaine classe que je ne peux nier Moi qui suis des plus salissant Puisse t-elle un jour me faire goûter à sa ténébreuse Pompe funèbre
Submitted by NecroGod — Jun 06, 2026
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De la gnôle, des branquignols Qui nous enfument avec leur cigare Des nez rouges et leur vin Rouge Une étincelle et c'est la bagarre Entre les deux avec un verre de pinard C'est moi, l'étincelle Ca va être fendard Je jette de l'eau de vie chez les colorés Et c'est parti, ça va valser Un silence et ça s'insulte Le ton monte, ça s'annonce culte Dans mon coin, je me fais petit Je bois mon verre en évitant les débris Un spectacle magnifique Qu'est ce ballet d'alcooliques Plongés dans un épais brouillard Les coups foisonnent, je me bidonne Les bouteilles se brisent, les crânes se fendent Le tenancier qui crise, les dents qui pendent Dans ce bistrot, une vraie pagaille Ah ces vieux pots, de vrais canailles Ça me démange de rester là Faut que j'aille faire deux, trois coups bas Raviver la flamme de ce brasier Aller j'y vais sinon je vais me faire chier J'agrippe ma chaise, je la soulève Et je défonce le premier venu Elle s'éclate sur son crâne chauve Et je lui enfonce ma tête dans son torse velu La mêlée atteint bientôt son apogée Les ivrognes se cognent et de plus en plus se fâchent Et moi au milieu, je vais les massacrer Ces cons de saouls de barils à moustache
Submitted by NecroGod — Jun 06, 2026
"Viens je t'emmène dans mes catacombes Je vais te montrer ma belle colombe " Elle s'enfuit dans le brouillard Mais je la veux moi la grognasse "Hey Mais je suis un très bon gaillard " Je la suis dans une impasse "Viens je t'emmène dans mes catacombes J'vais te montrer ma belle colombe " Et elle hurle à la mort, ça m'casse les oreilles Elle me traite de porc, et j'lui croque un orteil Mais ça empire les choses, elle ne va plus se taire Cette grognasse immonde, mais pourquoi j'veux me la faire ? J'lui colle la tête dans un crottin Ah qu'elle est belle la vieille catin Elle a enfin fini d'gigoter C'est qu'elle s'y sent bien dans son bousin Allez la greluche, montre moi ta peluche Que j'y jette un œil, avant que je te cueille Oh ma bourrique je vais te remplir le caisson Remue-moi cette barrique à champignons Allez ma greluche Oh ma bourrique J'lui claque dans sa gueule une torgnole Après avoir fini m'a p'tite affaire Que la vilaine me pardonne Elle est bonne pour le cimetière Mais pas question Je te ramène en bas chez moi Je te veux toi pour moi tout seul Et tous les soirs secouer ton minois Encore et encore dans ton linceul
Submitted by NecroGod — Jun 06, 2026
"Vires de là idiot " m'insulte le cuistot Un coup de pied dans les burnes En me gueulant des mots absurdes Affalé dans la saleté, je me lève titubant Les deux poings serrés et une patate dans ses dents Je dois le retrouver ce malheureux Que j'ai planté plus tôt cette nuit Mais c'est déjà l'aube faut pas trainer Où j'ai bien pu le planquer Un cri strident, ah le voilà Et ferme-la gourdasse Ou tu tâteras d'ma masse Le morveux des rues qui m'a estropié Allez hop dans les égouts On se retrouvera en dessous Ah Ce p'tit crasseux je dois l'éventrer Il m'a bouffé les doigts de pieds Il était là, à me suivre partout Un vrai clébard, un petit toutou J'aurais dû m'en douter vu sa dégaine Hey Il m'a peut-être refilé la gangrène C'est quand je l'ai viré comme un malpropre Il s'est rebiffé c'était un p'tit teigneux Étalé dans la boue j'lui donnais des coups Il m'a mangé le pied et je lui ai fait plein de trous C'est l'heure du cours d'anatomie Je serre les dents, garder mon vomi Un coup dans le bas puis jusqu'en haut Et voilà Dehors les boyaux J'en trouve un, puis deux, puis trois Le p'tit salaud tiens j'lui bouffe le foie C'est qu'il est bien rempli ce con de nain J'vais en avoir jusqu'à demain matin Je vais les recoudre ça va piquer Pour tuer la douleur, une bonne liqueur Les dents qui grincent, des sueurs au front C'est un calvaire De la gerbe au menton C'est fini c'était une vrai boucherie Maintenant j'ai des nouveaux petons tout mignons
Submitted by NecroGod — Jun 06, 2026
C'est en revenant un soir du bar J'devais être rond comme un boulon Que j'me suis arrêté devant l'église Et j'ai commencé les jurons E leur jetais tout plein de cochonneries Tout ce qui me passait sous la main Un foutu tas de saloperies Et puis même ma bouteille de vin Douleurs de ventre, je m'accroupis Au milieu d'la ruelle, je gémis C'est un colosse, un truc atroce Quelque chose d'énorme est sorti Je l'empoigne alors qu'une nonne S'empresse de me battre à l'aide d'une pelle Et puis juste avant qu'elle me sonne J'lui crie "tiens voilà mes selles" Sous mes matières, son visage s'efface Mais son sourire, me glace Les cloches se mettent à sonner Des nuages recouvrent le ciel étoilé Une ambiance pesante L'air est étouffant Les grandes portes s'ouvrent Un énorme grincement Je n'en peux plus je souffre Un grondement assourdissant Un écran de fumé jaillit d'entre les portes Une lumière éblouissante et se dessinent des silhouettes Je suis paralysé, mes mains sont mortes Je peux voir leur visage, elles ont l'air plutôt chouette Puis leurs yeux deviennent si blancs Et dans ma tête résonnent leur voix terrifiantes "Nous sommes les bonnes soeurs terreurs Par les cieux voici notre fureur"
Submitted by NecroGod — Jun 06, 2026
"Nous sommes les bonnes soeurs terreur Par les cieux voici notre fureur " Un orage éclate dans un fracas ahurissant Des trombes d'eau et un vent coupant Je dois fuir, me réfugier Dans mes catacombes me terrer Dans les ruelles sombres, je détale en sanglotant Leur lumière divine, est derrière moi je la sens Je les vois Elles sont juste là Flottant dans les airs, tel des sorcières Les bonnes soeurs terreur Qui me feront prisonnier De leur fureur Bientôt c'est ma fin, je suis à bout de force Je tombe sur mes mains, une douleur au torse Et je m'évanouis Mes yeux s'ouvrent, un mal de crâne Au dessus de moi des vieillardes En soutane ? Armées de pelles et de fourches Elles me bastonnent ces vieilles pots de nonnes Mais c'était elles depuis le début J'devais en tenir une belle, vu ce que j'ai vécu Les bougresses J'vais leur mettre sur la gueule Vu la pétoche qu'elles m'ont foutu Je leur colle une poire dans la mâchoire Et elles volent dans les airs je peux voir leur jarretière Les bonnes soeurs terreur Je leur fais goûter à ma terreur Je les castagne dans les lasagnes Et ces vieilles ruines je leur ai mis la misère elles couinent Les bonnes soeurs terreur Je leur ai fait goûter à ma fureur
Submitted by NecroGod — Jun 06, 2026