Voyageurs de l'aube
Je suis là debout face à ces grandes étendues d’eau L’air salin et l’odeur du varech embaument mon nez Ce grand combat de perdu, c’est à lui que je tourne le dos En contemplant une assemblée de goélands argentés Du haut de mon rocher, j’admire les fortes mélodies du vent Je m’éclipse car plus rien ne sera comme les temps d’antan Les gens des terres sont en tumulte, leur héritage est brocardé Mais je n’ai pas suivi leurs voies, leurs cœurs se sont enflammés En cette petite mer, où le vent lui-même a pris fuite Alors nos navires immobilisés, dépourvus de tactique Furent anéantis du premier jusqu’au dernier Cordages coupés, voiles déchirées Nos hommes affligés, extirpés puis torturés Les vieux n’ont guère de sagesse, les jeunes versent le sang Leurs discours ne sont que vanités, simples hommes de sang Je suis aux aguets, j’attends le voyageur, ici je dépéris Consterné par leurs actes, j’ai le cœur rempli de dépit J’ai vu le malheur, la décadence J’ai vu l’étreinte, je vois la fuite Tel l’unique feinte J’ai souvent fait le voyage vers le pays de l’étain L’idée de partir réchauffe mon cœur encore incertain Je quitte ces terres où j’ai vécu mon premier matin Vers ce havre où je connaîtrais la fin Soudain les brumes s’estompent et je vois l’horizon Des huitriers pie semblent crier une oraison
Submitted by Iron_Wraith — Jun 14, 2026
Des plants de sureau noir ondoient au vent J’entends les torrents se déverser à la mer Au loin, j’aperçois l’épave d’une galère Et je vois l’œuvre funeste Je me souviens Leurs navires errent sur nos mers Nos navires contre leurs galères Un temps déchiré par la guerre Où ils ont mis à bas nos terres
Submitted by Iron_Wraith — Jun 14, 2026
J’ai mis la lumière sur mes ténèbres Le sol est devenu un convoi funèbre Où tous font fi des évènements alarmants Amorçant un cycle d’éternels changements Je n’ai cessé d’errer dans les méandres de mon passé Englué dans les impasses qu’on m’avait lâchement octroyées Telle une bête piégée, à la merci de ses propres pas Un épineux fardeau soutenu de par mes propres bras Je suis devenu un rôdeur des temps Vagabond des terres du soleil levant Fidèle compagnon de tous les vents Sur un petit navire de commerçant J’ai inlassablement essayé d’égayer mon environnement Par l’enivrement, mon esprit empli de songes omniprésents Vraiment, il est impossible de servir deux maitres en même temps Renfrogné par ces moments, où j’ai l’impression de battre le vent Ressacs de l’Âme Prudemment, il vogue, il évite les récifs par milliers Obstacles inhérents dans ces sombres eaux tourmentées Ressacs de l’Âme Les vagues s’acharnent sur la solide carène de chêne Les vents se déchainent sur les solides voiles de peaux Marins sans crainte, navire de hauts fonds Qui progressent malgré l’orage de son Les cieux se fracassent gris de colère Des nuages couvrent la mer tout entière Au loin enfin la silhouette d’un navire L’angoisse des berges se fait ouïr Je voyage vers le pays de l’étain Là où cessera cette incessante faim Celle de savoir ce que sera demain Là où mon combat ne sera pas vain Bientôt mes pieds quitteront cette terre Pour les vagues de l’Océan impétueux J’emprunte le petit chemin qui mène à l’estran Alors que mes pensées ruissellent abondamment Le navire lance l’ancre non loin de cette plage de galets Proue et poupe fières, mon avenir est dans leurs reflets Soudain l’eau atteint mon visage, mes pieds perdent le fond J’ai quitté ma terre, je nage vers l’horizon Deux hommes m’extirpent hors de l’eau De froides gouttes ruissellent dans mon dos Your body and mind are numb as we pull you from the waves Your eyes return as the grip of the ocean slips away The echoes of your lands resound upon these cliffs Exhaustion and sorrow have forged the path that led you to this traveler’s ship Je soupire, mon souffle brûle de liberté Mon malheur là vient de s’achever Je m’assieds sur un robuste banc de bois J’ai le cœur tout en émoi Mes ressacs de l’âme Je désire composer une ode Sur les voyageurs de l’aube
Submitted by Iron_Wraith — Jun 14, 2026
The fire still burns when you are gone Life in the North goes on without you My fire will burn, with you or not My passion will overcome Year's end, coming home And what do you have to show for yourself? I amount to nothing more than what they understand Feel the sense of confusion For your wins you cannot explain See the lack of comprehension Over the ground you worked so hard to gain The fire still burns when you are gone My fire will burn, with you or not The fire still burns when you are gone My fire will burn, with you or not We live for the thrill of the struggle We live for the love of our sorrows I fight the fight I can never win But I fight the fight for the fight itself And so I am rich with failure Brutal north, bring me down again I guess these are the risks you take When you’ve been gone for so many years Would they even look up from their tables If suddenly you appeared? The fire still burns when you are gone My fire will burn, with you or not The fire still burns when you are gone My fire will burn, with you or not We live for the thrill of the struggle We live for the love of our sorrows We live for the thrill of the struggle We live for the love of our sorrows Brutal north, bring me down Brutal north, bring me down again Brutal north, bring me down Brutal north, bring me down again I stood at the foot of the mill again Like a metaphor for northern time I watched them burn off the excess Flames to the sky Your fire still burns when you are gone My fire will burn, with you or not Your fire still burns when you are gone My fire will burn, with you or not So many losses for one giant gain (Thrill of the struggle) Quiet victories spent alone along the way Now I wander the streets as out of place as the day I left No better off, nothing has changed These are the risks we take, I guess Brutal north, bring me down Brutal north, bring me down again Brutal north, bring me down Brutal north, bring me down again
Submitted by Iron_Wraith — Jun 14, 2026