Allégeance
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L’âme noire connaît l’existence D’un passage entre deux mondes Celui de la décadence humaine et celui du royaume des enfers C’est Ici que s’élève notre temple Majestueux édifice, iconique Invisible, intouchable, impénétrable Pour le commun des mortels Seuls les élus Ont dans leur sang Ont sur leur peau Indélébile, irréversible, intemporelle La clé qui brûle au fond de toi, laisse jaillir la lumière de Lucifer Tu seras l’ordre autant que l’ordre te sera Quatre lettres gravées A l’encre et de sang mêlé Symbole éternel des initiés Ouvre les yeux, le temple est révélé La clé brûle au fond de toi, laisse jaillir la lumière de Lucifer Tu seras l’ordre autant que l’ordre te sera Quatre lettres gravées A l’encre et de sang mêlé Symbole éternel des initiés Ouvre les yeux, le temple s’est révélé L’aigle du mal Mystérieux corridor où la vie et la mort s’entremêlent Enfantant des esprits aussi vils que chimères Les mains libérées, dansent et forment les signes annonciateurs Que les enfers appellent, que les enfers m’appellent! Que les portent s’ouvrent et que les secondes deviennent calvaire! Une myriade d’étoiles Célébrerons l’extinction Dans un vacarme assourdissant L’humanité dans un flot de sang L’Ame Noire en est la quintessence Quelle Magnificence! Qu’il suspende son vol un instant Et s’abatte à présent L’aigle du Mal La clé brûle au fond de toi, laisse jaillir la lumière de Lucifer Tu seras l’ordre tant que l’ordre sera Quatre lettres gravées A l’encre et de sang mêlé Pour l’éternité
Submitted by Nargaroth — Jun 05, 2026
Des siècles à mourir Dans la solitude infinie A se débattre, qu’un soupir Éveille l’être tant meurtri Mais rien n’y fait C’est écrit (c’est écrit) Mon sang a coulé La lame a tranché Ce qui restait de vie Le désastre s’en suit Des siècles à décrire Le récit pathétique Des spasmes frénétiques Parcourant l’enveloppe charnelle Immuable tombeau sensoriel Qu’ils écrivent sur vos tombes Mon nom Synonyme de mort D’hécatombе A Chacune des lettrеs Avec le sang des traîtres Qu’advienne Le vampire éternel Que coule le sang des traîtres ! La part d’ombre réprimée Au plus profond Ressurgit Maintenant Rien ne sert de lutter L’appel du tréfonds Mène à la chute Inexorablement Écrit mon nom, qu’ils sachent Que je ne partirais pas seul L’homme et son monde S’éteindront , à l’heure du deuil Qu’ils écrivent sur vos tombes Mon nom Synonyme de mort D’hécatombe A Chacune des lettres Avec le sang des traîtres Qu’advienne Le vampire éternel L’histoire revêt le sens Que l’on veut bien lui donner Il est encore temps De tout inverser Tristesse et désolation Solitude et damnation Mes maux distillent un poison Qui s’infiltre, qui s’immisce Sans répit, sous la peau Aucune rémission De ces mots, je prédis L’histoire sera Une page blanche Qui, de votre sang, se gorgera Votre monde n’est plus que poussière Balayant les corps, masquant la misère Recouvrant tout, jusqu’aux visages Je contemple la chute, admire le carnage Vous avez choisi vos dieux Vos temples et croyances Je vous invite à prier à présent Et je gravirais Une dernière fois cette montagne Que la lune hypnotique Guide mes pas fébriles Et m’emporte Là où le temps s’arrête La vie est un supplice Qui mérite délivrance Je m’écroulerai au sommet Pour libérer les derniers râles et prêcher Vous, misérables humains Vous m’avez haï vivant Vénérez-moi mort Car mon sang qui coule est le votre Nous ne faisons désormais plus qu’un Je vous ai offert mes blessures A moi le trône, l’investiture!
Submitted by Nargaroth — Jun 05, 2026
Ego sum daemonium, et gloriam Patris mei Bienvenue dans mon antre Le lieu damné où la mort éternelle plane Laissant interminablement glisser son voile funèbre sur vos âmes Insignifiantes... Une morsure et l’hémorragie sublime le blanc immaculé de nos robes d’une constellation de notes sanguines annonciatrices d’une fin sublime De l’antre du démon, mon visage s’est dévoilé Façonné Conditionné À son image métamorphosé Je suis le fils, je suis l’après Oublie qui j’étais, c’est possédé que je renais Enfermés, enlacés, enchaînés Toute émotion est inextricablement opprimée Une forteresse scrupuleusement cachée Oú l’expression d’un cœur mutilé se meure dans un dernier râle inhibé Rejette ton Dieu Efface tes vœux Embrasse l’ineffable Accepte le Diable L’âme noire est immense Un empire ouvert aux sens L’obscurité apparaît A ceux qui se savent condamnés A genou devant ton maître La tête baissé, les bras tendus Je dessinerai sur ta peau Les symboles libératoires Marquant éternellement Ta fidélité envers moi Tu portes en toi l’héritage de siècles De domination, les secrets d’un monde inconnu bercé entre l’extase que provoque les plaisirs de la chaire et l’insoutenable souffrance dont les noirceurs de ton âme berceront tes nuits Laisse toi guider par tes sens, la barque des initiés te guidera dans cet interminable et initiatique périple, ton dernier voyage Au rythme de mes mots, tu te sentiras partir Ton cœur perdu ralentit, les lumières chavirent dans les méandres des restes de ta vie Ego daemonium Prononce mon nom Apocalyptique symphonie Raisonne au firmament Je suis le fils et le diable tout autant
Submitted by Nargaroth — Jun 05, 2026
Le précipice n’est plus Qu’un lointain souvenir La chute inexorable conduit ici Le temps s’est arrêté, figeant l’existence À une infinie réminiscence De ce qui hante Mais il n’y a pas de fin Mais il n’y a plus d’espoir L’enfer se dessine au loin Effusion mystique de sang à sa gloire La souffrance des uns Dans cet immense mouroir Offrande inique au parfum De requiem en métal noir Lе noir absolu, épais et asphyxiant, tétanise l’être prostré Qui sе meure lentement L’agonie déchirante, continuelle et dévastatrice S’empare des âmes meurtries encore en sursis Je te tendrais la main A toi qui saigne A toi qui me regarde d’en bas Tes yeux me parlent Supplient et supplient encore Comme si j’étais le messie Mais sais-tu au moins qui je suis? Prends ma main et tu sauras Il n’y a point de rédemption Il n’y a point de purgatoire C’est ta faiblesse qui t’a conduit ici A l’aube de ta mort Le cauchemar se poursuit Je te pleure les morts Et les vies de mes mains libérées ici Descendit ad inferna Mors aeterna Descendit ad inferna Et n’en revient pas Mea inferno, est infernum
Submitted by Nargaroth — Jun 05, 2026
Les êtres érudits ainsi contemplent Dans l’obscurité grandissante du temple Le déluge universel, miracle intemporel Gouffre affamé, insatiablement cruel Les éléments ainsi nommés prennent part au bal des damnés L’ordre est hermétique, le temple est scellé Que les chants au loin se fassent entendre Que le chaos aussi perfide qu’inéluctable se répande Trois croix s’unissent Déchirant l’équilibre ancestral Trois voix récitent Les versets inversés C’est Monumental Nous étions là au commencement Nous écrasons toute vie à présent Au delà de tout, l’édifice mortuaire Au dessus de tout, la sépulture millénaire Trois croix s’unissent Déchirant l’équilibre ancestral Trois voix récitent Les versets inversés C’est monumental Livrant au monde la lugubre incantation Sonore délivrance, morbide incarnation Caressant les ténèbres, Frôlant les étoiles Une passerelle temporaire pourtant s’y dévoile Vous les croyez Dieux, vous les voyez Diables Nous sommes les deux, nous sommes intouchables Vous les croyez Dieux, vous les voyez Diables L’Ame Noire est ainsi, immensément inaltérable Vous les croyez Dieux, vous les voyez Diables Nous sommes les deux, nous sommes intouchables Vous les croyez Dieux, vous les voyez Diables L’Ame Noire est ainsi Inaliénable Je souffle les secrets Je dirige les perles de sang dans le labyrinthe Infernal Je conjugue les sens et sacralise l’instant Et guide vers le destin abyssal Maléfice Je vais, le vent, réveiller Et je soufflerai, que les océans s’animent Et se creusent, oscillants Les vagues submersives À mes lèvres suspendues Tel le glaive figé Prêt à s’abattre Les entends-tu ? Maléfice Maléfice Les hommes tombent Ils tombent pour moi Maléfice Maléfice Les hommes tombent Trois croix s’unissent Déchirant l’équilibre ancestral Trois voix récitent Les versets inversés C’est monumental Ravageant furieusement Les continents jusqu’au dernier Laissant triomphante, la tour des initiés Et la terre tremblera, et la lave jaillira Pour que lui succède Le règne des monarques funèbres Et je vois Les ténèbres Envelopper D’un linceul funèbre L’univers pétrifié
Submitted by Nargaroth — Jun 05, 2026
De l’acte odieux d’ostracisme Naquit l’immémorial souffle Ravageant terres et mers Et rendant inéluctable L’allégeance Sortez de l’ombre Venez à moi Enfants de la nuit Enfants devenus rois Que se forme l’armée Sans foi ni loi Comme seule règle Marcher dans mes pas Rituel cabalistique Vêtu de noir, couvert de sang Invocation cataclysmique Me voici parmi vous à présent Noyés dans l’obscurantisme En attente d’une voix Illumine le chemin ultime La part sombre de la foi L’envie, la haine m’animent Attisent encore l’émoi L’apogée mystique décime Seule l’âme vient à moi ! Rituel cabalistique Vêtu de noir, couvert de sang Invocation cataclysmique Me voici parmi vous à présent Les parfums d’apocalypse Enivrent les légions déployées Que survienne la dernière éclipse Symbole funèbre, le glas a sonné La lumière faiblit Le rituel peut commencer Les premiers cris retentissent Il est trop tard pour renoncer Je suis l’unique Je suis le vicomte Mes choix iniques S’imposent au monde Ce qui en moi vit Est indicible A genou et supplie Miséricorde infinie Je suis l’innommable Je suis Vampyr Arkames Écrit avec ton sang Mes lettres de noblesse Sortez de l’ombre Venez à moi Enfants de la nuit Enfants devenus rois L’enveloppe charnelle Tant convoitée Sinistre étincelle De l’immense charnier Prête allégeance Tu seras épargné Le trône est mien Et ne sera partagé Un nouveau millénaire Obscure apparaît A mes côtés Vous règnerez Mort a celui Qui niera La grandeur céleste De l’homme en noir Aucune pitié Tu périras Ton destin s’achève Le mien excellera J’écris avec ton sang Mes lettres de noblesse
Submitted by Nargaroth — Jun 05, 2026
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