Le Zahir
J’ai forgé ces rails à même la route Cloisons de dérive, de désir en énigme Une course parallèle au fondement de ces lignes Souvenirs dilués sous l’assaut machinal J’ai ancré ces courbes et m’écarte Au gré de mouvements pénibles Les distances ont crevé la rouille Haines et remords À même la route, aride… « Comme si ce demi-dieu en voyage Cet amonceleur de nuages Devait ne tarder à prendre le ciel du couchant pour la livrée de sa suite »
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
Arqué au sommeil à crypter le renouveau Couve l’envie d’une transe trouble À Longer le dôme de tristes symétries Épouse l’impasse à t’en nouer les côtes Fissurer cette voûte d’éternel retour; Le moule d’une naissance ne pourrait qu’en vernir la courbe… Soudé aux angles salvateurs Structure d’unité cyclique Percer rafales d’impulsions acrobates La Voûte, comme ultime flexion Et je songe, en contorsions mégalithes M’articuler aux fondements de ces litanies Renverser l’idole taillée à mon souffle
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
Notre chemin se trace à travers la poussière Parcourir frasques anciennes et monuments Pour un vent que rien n’arrête Brasier éternel sans réconfort Pluies acides éthérées cendres irréelles Dépaysent et s’inscrivent au décor Labyrinthe Où je m'emmure l’inertie Des structures invisibles Je m'emmure l’inertie Pour un vent que rien n’arrête Labyrinthe où je m’emmure Pour un vent que rien n’arrête Pleurs mnésiques fertiles à l’âme fracturée pourrissent Je justifie ma présence à pied fixe les issues en rayures J’avance vers ce socle étanche aux rêves infinis Étouffant la première flamme Les yeux purs sentent sans voir la cité perdue Et s’égarent dans les ombres d’une seule idée Délaisser l’évidence, survivre, et mourir
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
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Il est un ciel orange plus absurde que les déserts Et qui fait frémir les enfants comme des ombres aux pans des tentes Nous irons boire aux oasis reculés, à la source froide de notre jeunesse Par la piste des anciens ruisseaux, nous porterons l'appel jusqu'à la mer Puis au feu signal sur les contreforts dans la nuit qui veille Mais c'est pour cette lueur faible aussi qu'irons mourir Les coursiers fous du point du jour pour des steppes plus immenses Et des pertes plus profondes en voix De vitre brisée en pointe prise dans le sable Et si la roue tourne encore au cœur de l'oracle, les pluies viendront pour détruire Jusqu'à la trace de nos pas impermanents et pour personne marchés Je jure que nous crèverons la gueule ouverte comme des chiens Maigres assoiffés vifs de mystères plus opaques alors J'irai reprendre ma naissance Et comme je serai vieille Aux yeux des ouragans
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
La rage de cracher Aux ombres soudaines Extraire tes pleurs des plaintes Penser en rondes les frémissements de ta peau sauvage Vers d’autres espoirs Je ne suis la souche d’aucun départ J’ère, je plonge, j’oublie Oublier la nature de ma plainte et tordre ma foi dans l’absolution Alliage voyageur… Délier ta forme au bourgeonnement De ta cime, Pousser les portes Entre tes strates d’écorces, l’angoisse Je sers une jungle si vaste Peuplée d’infâmes richesses Percer mes pas de lumière n’encrerais que ma détresse à mon âme qui glisse encore vers toi Alliage voyageur...
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026