Ototeman
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L’écart est futile entre larve et titan Pourquoi s’en affligent-elles autant? Les titans s’élèvent et périssent Resplendissant d’une violente tristesse De plonger leur errance entre les plans Souillés par les larves et leurs regards affamés Elles ressentent leur essence infinie Pleurent d’avidité à leur égard Mais les traquent sans relâche Miroitées de misère devant leur grâce Ils se fondent aux monts et aux océans Transcendant les cieux et les êtres Ils se fondent aux larves Aussitôt brisés, torturés, altérés Les titans s’élèvent et périssent Mais je sauve leur essence Je suis l’instant entre l’œil et le grandiose Le passage de l’inconnu à la mort
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
Je ne suis la souche d’aucun départ J’ère, je plonge, j’oublie Oublier la nature de ma plainte et tordre ma foi dans l’absolution
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
Je bâtis un monde qui n’en vaut pas la peine Là où l’on espérait me rendre méthodique Un monde vaste et clair ou je suis maître unique Labyrinthe fermé où je ne vois qu’à peine En son centre siège l’indicible Une tour immense, perçant le ciel osseux Titan démesuré n’aspirant qu’à mieux Projetant tout autour une ombre terrible Ses murs s’élèvent et puis fanent en de perpétuelles torsions Suivant l’unique cadence, tremblante arythmie d’émotions Au lieu de balcons s’étirent des pointes visant les cieux S’empilant en une folle ascension Les fenêtres vomissent les derniers soldats d’une armée infinie Ces cloisons ne leur offrant aucune autre issue que ces trous difformes en constante montée L’univers angoisse face à l’impensable structure Et comme consolation je lui offre le néant En un puissant et grandiose cri, j’achève le règne du matériel Pour qu’enfin débute une ère où tout est rien
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
L’horizon est grand, ici Comme les siècles de l’hiver Les hommes ne marchent plus que pour marcher Et cette terre est pleine encore de nos errances C’est la marche, lente Et qui n’en finit plus Sur des suites de plaines À perte de vue Le ciel du nord ici A quelque chose de tragique Les nuages sont tristes de leur migration Et c’est long Et l’on ne se sent plus parfois la force de continuer Le monde se gonfle, l’air gagne en densité Le marcheur rêve à son foyer Il a froid Le sol craque Il n’a plus que son rêve pour lui Et la nuit bientôt Pour le sertir dans la légende Et quand il s’arrête un moment Le souffle court comme les bêtes Et que le souvenir lui revient Du chemin parcouru Il prête l’oreille au vent Entend Comme une plainte en lui La rumeur vague et lente de son pays L’horizon est grand, ici Comme les siècles de l’hiver Et cette terre est pleine encore de nos espoirs
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
Le soleil se lève mais les astres sont tombés C’est comme pour la nuit venue Retrouver Les siècles à la loupe de nos genèses spatiales Et dans les trames du temps, les méandres Parfois des vertiges en queue de galaxie Les victoires crève-cœur contre les mauvais dieux Les victoires Sur les délires chaque fois Le soleil se lève Mais c’est la Grand’ déboite maintenant C’est l’univers en étincelles et qui tend son filet Où pétillent les êtres du possible Le soleil rayonne des sigles inconnus Le ciel s’éponge en volutes électriques C’est pour nous sans doute qui sommes les yeux… Moins la clé du code…
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026
Formes fabuleuses et couleurs vives L'horizon se dissout Brumes monocordes tristement précises Ravivées d'un oubli… Je ne sais rien Je ne vois rien Rien d'autre que ces brumes Imprégnées de mon corps… Guidé par d'aveugles sentinelles Je sombre Mon esprit se dissout Musiques pures et vifs effluves Perdus a jamais Altérées par ces brumes trop denses Desquelles je dépends Parasite asservi Je veux renaître pour ne voir en tout qu’un amalgame de pureté
Submitted by NecroGod — Jun 08, 2026