Eros Necropsique
Album • 2003
Je fais glisser en toi Mon organe de vie, Mon organe de mort, Mon organe d'envies. Après quelques efforts, Après trois mille cris, L'amour devient la mort, L'amour devient la vie. Je me contracte et jouis, Et déverse en ton corps Tout un torrent de vie, Tout un torrent de mort. Ainsi, te voilà mère, Radieuse et enviée. Et moi, devenu père, Me voici meurtrier. Hélas, ma belle amie, Toi aussi meurtrière, Sous un leurre de vie, Naïve, tu as offert La mort.
Submitted by BloodShrine — Apr 26, 2025
Oyez ci braves gens la complainte lointaine De deux petits canards chantant la liberté Qui furent crucifiés au nom de puritaines Convictions qui voilaient d'extrémistes fiertés. Il était en effet une communauté De cochons qui vivaient reclus en un domaine. Ils avaient pour discours un flot d'absurdités Et pour idole un borgne qui suait la haine. De leur ferme l'accès ne voulaient accorder A d'autres animaux s'ils n'étaient de leur race. Une jeune truie rose et un vieux ridé Manipulaient l'esprit de ce troupeau vorace. Quand vint à leurs oreilles le chant des deux trouvères, Le vieux plissa le groin et la truie déféqua Dans un torchon sa fiente aux relents délicats Qu'elle offrit en présent à tous ses congénères. Souillés, les canetons se laver désirèrent Et se dressèrent face aux mensonges d'iceux. Le jour du carnaval, la puissance grégaire Des porcs fit se gausser la horde des graisseaux. Eructée fut la gerbe de mauvaise foi, De haine et de mépris par la fosse sceptique Qui grognait et bavait en jurant quelquefois Que souffrait son honneur porcin patriotique La perle légitime son écrin a perdu. Elle se vend à ceux qui peuvent régler l'addition. Devenue privilège des riches dodus, Catin de luxe est la liberté d'expression ! Il est temps aujourd'hui de briser le silence. Observons dans les rues le souffle décadent : Les propos des cochons ont entraîné violence, Ceux des canards, jamais, n'ont causé d'incident. Chaque animal une arme doit développer : La plume pour les uns, pour les autres la griffe. Moralité : penseurs qui traquez l'Oppressif, De cible prenez garde de ne vous point tromper.
Submitted by Finntroll — Apr 26, 2025
Sa main pend inerte Le long du drap blanc Maculé de sang Onctueux de ses pertes. Immobilité Je fais ta louange. Ce corps m'est donné Semblable à un ange. Je ferme les yeux Et pose mes mains. Tout n'est plus que chair. L'odeur est putride. La rigidité A gagné nos corps. L'un par l'érection, L'autre par la mort. Je renifle alors Les entrailles mortes d'où s'échappe encore Un ruisseau d'humeurs. Le désir atroce De lécher ses lèvres Me force à goûter Ces liqueurs intimes. Je pénètre enfin Au fond d'une charogne, Dans l'acte divin De l'amour de coeur. Le combat fait rage. La vie se déchaîne. Et soudain l'orgasme Interrompt le rut. Le corps du vivant Retombe, vaincu, Sur le tas de viande Tout gorgé de vie. Je suis nécrophile. Je suis magicien. J'insufle la vie Dans le corps des morts.
Submitted by Infernal Flame — Apr 26, 2025
L'air souffle sur les voiles de la liberté. Le navire géant s'envole vers les cieux. Unis dans la douceur de frissons délicieux, Nous voguons vers les cimes de l'éternité. Le feu est le dément sculteur de l'univers. La passion est un cri - négation de murmure. La lave jaillissant de nos coeurs entrouverts Ronge de la pudeur les antiques armures. L'eau est le cercle où dort toute fragilité. Elle referme sur nous ses ondes maternelles. Invitant à cueillir la fleur originelle, Son chant liquide appelle à la félicité. La terre est le berceau de la germination. A ton ventre soudée, des anges la rétine, Fixée en un point d'orgue de fascination, Suit de mes doigts aimantés la danse lutine. L'univers est en nous. Sa force devient nôtre. Eros est l'entité qui assemble et unit. Des mondes et des êtres il a tissé nid, Préparant à la vie dont il s'est fait apôtre.
Submitted by Celtic Frost — Apr 26, 2025
O combien fascinante est l'horrible machine, Ce cadavre animé, cet enchevêtrement D'organes. Que charrie la nourrice sanguine, Que porte en lui le flux du secret écoulement ? De tendres lolitas ont nagé en mes veines. Délicates et pures, ces nymphes dionysiaques Mes songes ont couvés en soufflant leur haleine Chaude sur les parois d'un puits paranoïaque. Vous, mes amis, mes frères, à moi par le sang liés, Avez gonflé le flot de mes désillusions. Nous nous sommes perdus, nous autres fous alliés, Dans l'épanchement noir de fortes effusions. De frêles barques folles en mes artères voguent. Echoués ça et là, les flacons de l'ivresses Font barrage et se dressent, en tristes nécrologues, Vomissant le jus d'un pathétique S.O.S. Le scalpel entre en moi - la douceur prénatale Envahit ma mémoire - je m'égorge, broyé. Le coït unissant la chair et le métal Explose en un dégorgement de mes noyés. Du roman de ma vie je pose l'épilogue. Sur la page dernière, sous mes doigts les mots filent. Tu t'obstines à nier l'aube du monologue, Accrochée à mon cou. Sous tes doigts l'hémophile Se meurt.
Submitted by Lake of Tears — Apr 26, 2025
Qu'est cette voix qui dépose, le soir, à mon oreille, Tel l'adulte un enfant devant une cathédrale, De grands bouquets fleuris aux portes du sommeil Qui s'ouvrent devant moi sous une pluie de pétales ? Cette voix me murmure, d'une douceur infinie, Des psaumes enivrants qui me font frissonner ; Et j'offre bras tendus tout mon être aliéné A cette muse qui rythme la cérémonie. Chaque soir elle renaît de ses évanouissements En marquant de son sceau ma chair et ma mémoire, Telle une nymphe dont le chant résonne dans les couloirs De mon âme-labyrinthe soumise au recueillement. Maître je ne suis pas de ses apparitions, Et me suis fait l'esclave de la voix qui me hante. Le souffle court j'invoque la nouvelle possession Qui me délivrera de cette longue attente. Même si je sais qu'au fond ce n'est rien qu'une voix, Je ne puis m'empêcher d'implorer sa venue. Mon désir enflammé pose l'esquisse d'un nu Dans la fresque sonore où je plonge et me noie.
Submitted by Morgoth — Apr 26, 2025
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Des nuages porteurs D'un signe de tempête Rongent avec lenteur Le ciel dedans ma tête. Je reçois terrifié Le baiser de ma mie, Ma compagne éthérée Nommée mélancolie. Ce soir, serai-je encore Victime de sa flamme ? Sentirai-je en mon âme Sa grande aiguille d'or ? Non, car mes doigts se serrent Autour de l'antidote, La bouteille de verre Qu'à mes lèvres je porte. J'attends la délivrance, Ayant cessé déjà D'implorer leur éclat Aux fleurs de l'espérance. Les yeux à demi clos, Je caresse l'amante, En soude le goulot A mes lèvres tremblantes. Je tète avec tendresse La rose de Vénus En un anilingus Me hissant vers l'ivresse. Buvant de tout mon saoul Le liquide salvateur, J'atteins avec bonheur Le paradis des fous. Ayant fait table rase, En ce divin prélude, De toute inquiétude, Je vole vers l'extase. Jouissant de la splendide Métaphysique artiste, Ecrasé par le vide, Je ressens que j'existe. " Le chemin de l'ivresse Est voie de connaissance..." Susurre la déesse Qui devant mes yeux danse. Son haleine apaisante A chassé les nuages, Substituant à l'orage Une brume envoûtante. Oui, ce soir, je suis ivre ! Mais la Belle lacère Mon coeur dedans ma chair De ses ongles de cuivre. La brume incandescente Fait tournoyer mon âme, Et je supplie la dame De hâter la descente. " A bientôt mon amant " Me chuchote la fée Qui s'enfuit en souriant, Me laissant terrassé, Moi, le doux alcoolique, Cueillant les fleurs du mal Dans les relents de sales Vomissures éthyliques.
Submitted by Sexy Gargoyle — Apr 26, 2025
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