De Republica
Et que maudite soit la guerre ! Accusant les scélérats De l’esprit propriétaire De la république sera Contre les révolutionnaires Rédacteur de la sainte loi Qui s’émancipa du clerc Bataillant dans l’ecclésia Embrassant le populaire Pour son œuvre il trépassa Défendant l’humanitaire Dans sa gloire il périra Et sonnera l’heure de la guerre Les charniers de la Somme La mitraille moissonne Les nuages empoisonnent Emportent lеs hommes Mais je dis que nous avons contrе nous, contre la paix, contre la vie des hommes à l’heure actuelle, des chances terribles et contre lesquelles il faudra que les prolétaires de l’Europe tentent tous les efforts de solidarité suprême en leur pouvoir. Jean Jaurès Mort au champ d’horreur Le drapeau pour compagnon Dans la fange l’honneur Sous le refrain des canons Et maudite soit la guerre Maudit soit tous ses sabreurs La folie militaire Qui fauchent les cœurs Chaque peuple paraît à travers les rues de l’Europe avec sa petite torche à la main et maintenant voilà l’incendie. nous avons notre part de responsabilité, mais elle ne cache pas la responsabilité des autres et nous avons le droit et le devoir de dénoncer, d’une part, la sournoiserie et la brutalité de la diplomatie allemande, et, d’autre part, la duplicité de la diplomatie russe. Jean Jaurès Noyé des larmes de mère Une génération entière La folie du national Reste à jamais poussière L’union sacrée fatale Sur la chaire des roturières Partent sourire en cartouchière Dans l’Europe théâtrale Les monuments des forums Sacre la mort championne Les nuages d’opium La folie des hommes Trahison nationale Au cœur de l’Humanité Bouchers innocentés Par la corruption patronale Et maudite soit la guerre Maudites soit toutes les nations L’union populaire Et l’insurrection Et maudite soit la guerre Maudit soit tous ses sabreurs L’union populaire Inscrite sur nos cœurs L’union populaire Et l’insurrection
Submitted by Grave666 — Jun 02, 2026
Haruspice has foretold The republic shall fall The crowned eagle Touches the illegal Under the Senate arch For the ides of March Οὐ μεμνήσῃ Καῖσαρ ὤν ( Won't you remember that you are Caesar) Οὐδ ̓ ἀξιώσεις ὡς κρείττονα (and won't you accept the consideration) Ναὶ πάρεισιν, ἀλλ ̓ οὐ παρεληλύθασι. (Yes, here they are, but they haven't gone through yet.) Αἱ μὲν δὴ Μάρτιαι Εἰδοὶ πάρεισιν (here they are, the Ides of March) I'm ready to slit the throat of anyone who wants to kill me. Julius Caesar In the Senat … Καὶ σὺ τέκνον (You too, my son) … a glow At the feet of the foe Οὐ μεμνήσῃ Καῖσαρ ὤν ( Won't you remember that you are Caesar) Οὐδ ̓ ἀξιώσεις ὡς κρείττονα (and won't you accept the consideration) Ναὶ πάρεισιν, ἀλλ ̓ οὐ παρεληλύθασι. (Yes, here they are, but they haven't gone through yet.) Αἱ μὲν δὴ Μάρτιαι Εἰδοὶ πάρεισιν (here they are, the Ides of March)
Submitted by Grave666 — Jun 02, 2026
4 mois de sièges, 4 mois de famine Sous les tirs des canons prussiens Une paix volée, une paix assassine Faisant fit de tout coût humain Une vile assemblée de notables Maraude l'armée nationale Prépare en secret le retour royal « Si la République vit en ce pays, c’est à la Commune, c'est à ceux qui combattirent contre toutes les forces du pays coalisées contre elle, qu'on le doit Cela valait qu’on affrontât la mort ou le bagne, car la Sociale ne peut être enfantée que par sa mère naturelle : la République » : extrait mémoire d'un communard Paris, soulève-toi Et, prends les armes À nous tous hommes et toutes femmes Venez déjouer le sacre d'Artois Il n'est plus temps ici de brandir oriflamme Car la République n'est pas un trône pour les rois ! Nous sommes la force de Paris Ouvrier et travailleur Défendons démocratie Dont nous sommes instaurateurs Guidant à la tombe Notre idéal libertaire Le couperet finalement tombe Assouvissant leur pulsion guerrière La révolution en ce printemps succombe Dans les rues, c'est l'hécatombe De notre sang versé soyez fier Nous sommes le peuple opprimé de Paris Nous sommes les travailleurs unis De la République, de la justice Nous sommes le peuple opprimé de Paris Et, nous partons au supplice
Submitted by Grave666 — Jun 02, 2026
À la liberté La révolution À lèse-majesté L’ordonnance est maudite À l’insurrection Sonne le glas des Bourbons Puisses-tu comprendre ma chanson Paris des barricades Siège de la nation Fais donc tonner tes canons Versailles des fusillades De Saint-Cloud à l’abdication Ils bafouent sans état d'âme La charte par le sang concédée Rêvent de rétablir l’ordre infâme Des geôliers, des autocrates Usurpent notre légalité Les 221 désavoués L’ordonnance de Polignac Et d’adresse bafouée O réveille-toi Paris Aujourd’hui battons la voirie Demain le peuple victorieux À la liberté À la révolution À lèse-majesté À l’insurrection
Submitted by Grave666 — Jun 02, 2026
Christ n’est plus souverain En terres de France La Ville nous veut apostat Espère notre prompte déchéance Plus de pardon pour ces mille outrances Des barbares sont entrés dans la demeure de Dieu Brisant les tabernacles bénis par leurs aïeux Il n’est plus temps pour le clerc d’avoir voix au forum En ce jour où l’État se libère du joug de Rome Vierge immaculée Vierge constellée Vierge aux larmes de sang Vierge, ils tuent tes enfants Dépossèdent les moines Du dessein infernal Tandis que tous chrétiens Défendent les églises armes en main Christ n’est plus souverain Une loi de liberté Une loi inespérée Une loi à choyer Une loi de raison La loi de la nation !
Submitted by Grave666 — Jun 02, 2026
Pleure, pleure sur ce mois de Juillet de 1800 La chambre de la république bafouée Sous les yeux du gardien des clefs Tombent, tombent, les masques des constituants Pleure, en ce mois de 1800 Tombent les masques des constituants Liberté Toi qui m’as fait combattre Pour me débarrasser des despotes et des mythes N’est-cе pas toi qui maintenant Cherche à délitеr nos fondements ? Liberté Tu bataillais hier sur nos barricades Nous t’avons élevé première en la nation Tributaire de nos enfants morts à tes côtés Tu ne peux trahir ceux qui t’ont couronné Pleure, en ce mois de 1800 Tombent les masques des constituants De l’état monarchique à celui des tyrans Des bouteilles de feu Explosion et mitraille Du cyanure Et des balles Et brûle le bien commun Et brûle démocratie Et brûle, Toi justice Qui n’as su entendre nos suppliques Et brûle le laïque Toi, échec de la république Et brûle tes églises et tes cultures Pleure, pleure sur ce mois de juillet de 1800 La chambre de la république bafouée Sous les coups des milices armées Tombent, tombent, nos gouvernants Tombe la République Tombe classe politique Te voilà éconduite À bas les traîtres La mauvaise république De l’état la tête Ne peut plus être unique
Submitted by Grave666 — Jun 02, 2026