Vacuum
Ô Lune, nocturne phtisique Sur le noir oreiller des cieux Ton immense regarde fiévreux M'attire comme une musique! Tu meurs d'un amour chimérique Et d'un désir silencieux Ô Lune, nocturne phtisique Sur le noir oreiller des cieux! Mais dans sa volupté physique L'amant qui passe insoucieux Prend pour des rayons gracieux Ton sang blanc et mélancolique Ô Lune, nocturne phtisique!
Submitted by Iron_Wraith — Jun 13, 2026
Peints en sombre sur mes mains Pâles comme neige au matin La vie a trop vite rayé Les mots qui la dessinaient Elle gît lasse dans la boue Piétinée par tous ces fous Par l'oubli et chaque pleur D'un temps qui figé se meurt Perdu dans son noir parfum Je cherche des traces usées Des mots jadis égarés Sur les flancs d'un grand chemin Le c ur scellé dans l' il Loin de tout mais près du vide Je suis captif de ses rides Chassé par une peur futile
Submitted by Iron_Wraith — Jun 13, 2026
Peints en sombre sur mes mains Pâles comme neige au matin La vie a trop vite rayé Les mots qui la dessinaient Elle gît lasse dans la boue Piétinée par tous ces fous Par l’oubli et chaque pleur D’un temps qui figé se meurt Perdu dans son noir parfum Je cherche des traces usées Des mots jadis égarés Sur les flancs d’un grand chemin Le cœur scellé dans l’exil Loin de tout mais près du vide Je suis captif de ses rides Chassé par une peur futile Libre, mais à jamais soumis Aux désirs et à la vie J’erre, seul sans même un ami Dans les couloirs de la nuit Pourtant, ni maître, ni servile Frêle poussière au firmament Je reste fort et docile Faible quand on me surprend J’aime à croire un court instant Quand mes doigts frôlent la gelé Qu’elle réchauffe mon sang Et dévoile la vérité : Je suis retiré des miens Mais pas perdu ici-bas Si je touche son parfum La Nature me guidera Peints en sombre sur mes mains Pâles comme neige au matin Ma vie a su consumer Tous ces maux qui l’accablaient
Submitted by Iron_Wraith — Jun 13, 2026
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Las de ce monde et de ses marionnettes Il vécut esseulé, sinistre esthète A me désabusée méprisant la vie Il ne peut tenir, survivre à l'ennui Ci-gît la dépouille d'un triste solitaire A présent paisible, remerciant les vers Esprit perdu en ce monde condamné Sans espoir ni volonté il avançait Il avançait d'un pas lourd et léger Soumis à ce flot d'errements spontanés Malade d'envier ces heureux ignorants Il rêvait de ces moments inconscients Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire A présent placide, remerciant les vers Maudissant le jour où il s'éveilla Il voulut partir, il fuit ce cauchemar
Submitted by Iron_Wraith — Jun 13, 2026
C'est l'heure où la nuit fait avec l'aube son troc Dans un pays lugubre, en sa plus morne zone Précipité, profond, massif comme le Rhône Un gave droit, muet, huileux, mou dans son choc Sol gris, rocs, ronce, et là, parmi les maigres aunes Les fouillis de chardons, les courts sapins en cônes Des corbeaux affamés qui s'abattent par blocs! Ils cherchent inquiets, noirs dans le blanc des rocs Tels des prêtres, par tas, vociférant des prônes Ils croassent, et puis, ils sautent lourds, floc, floc! Soudain, leur apparaît, longue au moins de deux anges Une charogne monstre, avec l'odeur ad hoc! Ils s'y ruent! griffes, becs taillent Acharnés jusqu'au soir, depuis le chant du coq Ils dévorent goulus la viande verte et jaune Dont un si bon hasard leur a fait large aumône Puis, laissant la carcasse au nette qu'un soc Se perchant comme il peut, tout de bric et de broc Dans un ravissement que son silence prône Au dessus du torrent, le noir troupeau mastoc Immobile, cuvant sa pourriture, trône Sous la lune magique aux deux cornes de faune
Submitted by Iron_Wraith — Jun 13, 2026