When above...
(<em>Instrumental</em>)<br/>
Submitted by Nargaroth — Jun 18, 2026
L'étoile jaillit en un splendeur créatrice. Sa forme revêt les contours de l'infini. Son éclat dessine les lignes de la matrice d'où tremblent les astres jusqu'alors assoupis. Ex nihilo. Brûle et que ton éclat soit résurrection, sois ce flot impétueux qui, par sa puissance, déverse la lave et anime l'érection. Donne au temps l'emprise sur les astres divins de se mouvoir en ton nom pour que s'établisse l'ordre cosmique où se perpétue en vain l'éternel orbite impalpable et sans vice. Ô douce raison que la lumière implore, éveille les âmes qui sommeillent en leur corps. Puisse l'Idée signifier leur existence issue d'un amalgame d'âpres substances. Ainsi la lumière devient cicatrice, la chair devient l'effort de nos cruels supplices. Le temps est le fardeau de ceux qui déclinent, par la passion qui en nos corps nus nous mine... Déchiquetées par le feu qui les a forgées, les puissances célestes s'assemblent afin de régir l'univers par leurs prégnantes mains, succombant au fléau qu'est la vie propagée.
Submitted by Nargaroth — Jun 18, 2026
S'épanouissant à la vie, le cocon éclate et laisse apparaître le destin incarné. Emportés par les échos de l'univers, les archanges siègent le tombeau terrestre. Les étoiles s'agitent par-delà la voûte céleste. Le vent se meut, le silence se fond dans un tourbillon démentiel. La chrysalide tombe, ses yeux s'entrouvent face à l'éther. Son sourire dévoilé soumet la condition à la fatalité. Tourmenté par enchantement, mon corps s'offre à l'extase divine, encerclé telle une proie dans le jardin de vie où germent les martyrs.
Submitted by Nargaroth — Jun 18, 2026
Mes yeux s'ouvrent par un élan de vie dans le noir halluciné où mes espoirs se fondent. Mon être s'anime par une chaleur éperdue. L'existence est désormais le fléau de mon âme. Je suis cet enfant éveillé endossant le stigmate mouvant. Les échos furtifs scindés par la grande porte du temps apparaissent en moi telle une extase insaisissable. Le ciel dévoile sa lumière entre cette fissure d'espérance. L'éclat insidieux mène la nuit au tombeau des condamnés. L'aube naissante éblouit mes pensées par l'étreinte et bouscule mon âme jusqu'à l'abysse de l'oubli. Aspiré par le gouffre, je tends la main à cette forme qui baptise mon illusion.
Submitted by Nargaroth — Jun 18, 2026
L'oubli n'épargne pas les âmes. Il croît alors que le corps disparaît. Les innombrables échos que la lumière a propagés ne sont plus que d'innombrables réminiscences que la chair ne peut assembler. À travers la voûte céleste, les étoiles scintillent d'un brûlant éclat que mes yeux damnés ne peuvent transpercer. Alors croîs ! Esprit echaîné dans ton corps mourant. Épargne les souffrances que la vie charnelle t'a inculquées ! Deviens astre... Mon âme scintille d'un brûlant éclat. Le froid accomplit les effets du feu. L'esprit gelé n'est plus esclave du temps que la lumière a associé à la chair et que le tombeau a ainsi dévoilé. C'est par l'éternel abysse que représente la fin que je nais en mourant par la glace et par le feu deviens astre, consumé par la chaleur de l'infini. Le miroir est une seconde porte qui empruntée lacère le corps. L'oubli n'est alors que matière que l'âme a désormais succombée. Sous la lumière étoilée que la nuit nous offre, je me confonds parfois au silence étincelant que les astres préservent impénétrable et par son violent frôlement m'envahit.
Submitted by Nargaroth — Jun 18, 2026
Dans nos songes, l'être est un fardeau accompli qui ne s'exprime qu'à travers la substance souffrantes luttant dans une agonie assoiffée de vie, leurée par le désespoir d'exister. Peu à peu, le corps s'anéantit. Le temps, cruel compagnon, n'épargne pas ! Il s'agite et nous bouscule jusqu'à l'épuisement extatique de la chair. Mais Ô combien m'est enivrant ce nouvel espoir que la léthargie m'a occulté. Désormais, je suis ce réfugié qui puise dans la source des éternelles vérités. C'est en ce sentier délaissé par l'ignorance d'en-bas que j'atteins les cimes d'une vie nouvelle. Sans remords, je laisse mon corps abîmé, fané par des espérances inachevées.
Submitted by Nargaroth — Jun 18, 2026
Mes yeux cristalisés par la présence d'une splendeur céleste, par-delà les ombres, s'enivrent de cette radieuse forme illuminée par les rayons du soleil naissant, dévoilant les courbes d'un esprit tant convoité. Incipit vita nova , en ces termes j'invoque ma destinée. Cette purgation nouvelle achève une histoire trop endurée. Les étoiles scintillent d'un éclat ressucité que jusqu'alors mon âme n'a su saisir. Ta lumière a transpercé le ciel brumeux du précipice dans lequel je m'étais avancé. Désormais, nulle autre passion ne peut me mutiler que la nôtre inspirée par ce souffle divin.
Submitted by Nargaroth — Jun 18, 2026